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Triathlon Half Ironman de Priziac

11 May 2014

Mon dernier dossard 2014. 

 

 

Forcément, au départ de cette course, je suis dans un état d'esprit un peu particulier. Après mûre réflexion , je raccroche après cette course. 
Pourtant je ne suis ni triste (parce que j'ai beaucoup réfléchi et ma décision me semble la meilleure, ni soulagé (parce que j'ai encore cette course difficile à faire), ni résigné (parce que je ne compte pas prendre cette course à la légère). 
Non, je suis juste gelé (parce çà caille ). 
Je me suis un peu échauffé en vélo. Comme tout le monde, je me pose la question de l'habillage. Que mettre pour na pas avoir trop froid et pas trop chaud. 
Le parc est tout rose . Chacun y va de son truc pour lutter contre le froid, le stress, la pluie. 
La grosse averse froide qui nous trempe avant le briefing ne présage rien de bon. 
Je mets ma combi. J'ai un peu froid mais je trouve un coin au soleil pour me "réchauffer". 
Un fois le briefing fait, c'est le moment de vérité. Les pieds dans l'eau et la surprise. L'eau (15°C) et meilleure que le sable et l'air (7°C). Pourtant il faut que je nage très fort pendant 5' pour me réchauffer. Je sors de l'eau et les 10' d'attente avant le départ me semblent longues et froides. 
Le départ donné, je pars à bloc sur 100-200m à la limite de l'asphyxie . Je le paye pendant les 200m suivant ou je suis même obligé de m'arrêter faire 2 brasses pour retrouver mon souffle. A la première bouée, c'est mieux et je peux enfin "nager". Enfin si on peu appeler çà nager. Aucune sensation au sens stricte du terme vu que je ne sens ni mes pieds et surtout, plus mes mains. Et 1500m de nata "Poing Fermés" c'est long. En plus je bois plusieurs fois la tasse de la bonne eau marron de la mare de Priziac. 
Tout d'un coup je sens un truc à ma cheville (ma puce est en train de se barrer : je tente de la remettre, je me fais passer dessus, je re-bois la tasse...un bonheur. Bref, je finis par rejoindre la plage pour faire un deuxième tour correct. 

T1 (3'45") : dramatique. J'ai les doigts gelés, je n'arrive à rien. Ma combi ne s'enlève pas, je n'arrive pas à enfiler mes maillots, çà ne glisse pas. Je suis bloqué. Mon garmin passe directement au Vélo (il est gelé lui aussi ?) J'enfile mes chaussettes difficilement, je prends mes manchettes dans ma poche..bref..nullissime. 

Je décide d'envoyer en vélo. Au moins, je vais me réchauffer. Je mange une pâte de fruit de suite. Je pars vite et double plein de monde. Je retrouve Arnaud Le jan qui double aussi plein de monde. Çà trace pas mal. J'ai plutôt des bonnes sensations et une bonne vitesse. Je double Yves, Fred. Je reviens sur Sébastien Boujenah qui nous fait une démonstration de descente avec des prises de virages hallucinantes. Nous prenons une grosse averse froide qui me gèle les bras et les cuisses qui « durcissent ». Seul problème. Je ne sens absolument pas mes pieds et j’ai l’impression d’appuyer sur des bâtons. J’essaie de manger mais pas facile avec des doigts gelé. Je reviens sur Stephane Mettier, Stéphane Hascoet, Arnaud Guibert…çà commence à sentir bon. Au 40 km, on me compte 10ème. C’est bien, je suis assez bien et je sais qu’une fois le kilomètre 60, çà sera plus roulant avec le vent favorable. Je vois un groupe loin devant et je dis à Arnaud Le Jan : y’a un petit groupe devant. Je relance…et là…en 5 secondes…le black out totale. Je dis à Arnaud Le Jan : « je ne comprends rien, çà ne va pas du tout…je m’arrête…je gerbe…j’ai les jambes en coton, la tête qui tourne. Je suis obligé de m’appuyer sur mon vélo. Je vois J-C et Xavier passer …puis d’autre que je ne reconnais pas…j’ai très mal à la tête…Je m’appuis toujours sur mon…tête basse ... puis je m’assois dans l’herbe. Çà ne va pas du tout. Je mange un morceau. Je bois un peu.. 3’ passent. C’est un peu mieux. Je remonte sur le vélo, je n’ai rien compris. J’ai toujours mal à la tête. Je repars tant bien que mal, je retrouve un peu de sensation mais j’ai une sorte de torticolis et très mal aux épaules. Je ne supporte plus la position aéro. 
Stéphane Hascoet me redouble, on discute le coup puis çà revient tranquillement. Je remange et bois et je me remets en marche, un peu sur la défensive. Je reviens sur le gros. Je passe Gourin. Puis plus loin, dans une grande bosse, je vois Stéphane Mettier sur le coté, qui a percé. Je ne joue plus rien sur cette course alors je décide de l’aider. On essaye une bombe anti crevaison mais çà ne tient que un Kil. Il n’a pas de chambre et j’ai des boyaux. Fred Brunnet s‘arrète mais finalement on utilisera une chambre que quelqu’un a laissé tombé par terre 500m avant notre arrêt. Je vais la chercher, on répare et on repart en décidant de finir la course en faisant le semi à la cool. Je ne vais quand même pas abandonner ma dernière course. Et par respect pour Xavier Le Floch et son équipe, je finirai. On finit le vélo ensemble. 

T2 : plus rapide que T1. 

Nous partons sur le semi tranquillement. Mon garmin coince encore puis se décoince. pas grave. Au bout de 3km je ne suis pas sur d’aller au bout car ma cheville me fait mal. Mais finalement, çà finit par le faire. Nous papotons en doublant pas mal de monde qui ont un tour de retard. Nous encourageons certains de nos potes. Nous papotons et on se fait même chambrer et traiter de pipelette. Merci à Rustine, Yves, Eric et les autres pour les encouragements. Ma cheville tient mais je sens que çà tiraille quand même. Finalement nous faisons le semi en 1h38, tranquille en prenant du plaisir. Merci Stéphane Mettier.

Sébastien Escola-Fasseur gagne en costaud : çà promet une superbe saison.

Thomas Gazzera fait deux confirmant son super niveau.

Colin Arros fait trois pour son premier long. Il a une longue brillante carrière devant lui c'est sur. Bravo à vous.

Et un grand bravo aux 27 dauphins finishers dont pas mal de rookies : quel club !!!


Voilà, c’était mon avant dernière course de triathlon (J’ai prévu Embrun 2015, à la cool). JC Arros m’attend pour une accolade vraiment sympa. Le speaker m’attendait pour un petit hommage sympa. Je vais pouvoir un peu souffler, me reposer, guérir ma cheville…Avant de reprendre le sport, à l’envie, au plaisir, sans contrainte ni pression. 

Je deviens le premier supporter de toutes et tous mes amis triathlètes. 

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