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Duathlon LD de Gourin

10 Apr 2011

Je suis fracassé !!!

 

Je confirme, je n'aime pas le duathlon. Surtout avec 16km de CàP au début. Pourtant, cette peut être la première fois que je viens à Gourin en étant pas trop diminuer physiquement, vu que les deux dernières années, j'avais la crève. Je suis peut être un peu en retard sur ma préparation à pied (thrombose + bronchite) mais je me sens assez bien ce matin. Cette course va me servir un peu de test.

Arrivée assez tôt, j'ai le temps de discuter avec mes potes de différents clubs. C'est le premier long de la saison et tout le monde sait que le parcours est assez exigeant. La météo semble de la partie, même si le soleil n'est pas encore levé et qu'il fait assez frais, le terrain sera sec.

Après un échauffement sérieux en vélo et en càp (45' au total), je me remémore les consignes de mon coach sur la ligne de départ : la première course à pied avec le pied sur les freins, un gros vélo et la deuxième càp plus en fréquence en accélérant sur la fin.

 

Le départ est donné et je pars dans le premier quart. Je ne fais pas un kilomètre quand je sens un truc bizarre à l'adducteur droit. Une gêne qui se transforme en douleur avant le deuxième kil, m'obligeant à m'arrêter pour faire un petit étirement. Je me fais évidemment doubler mais çà ne m'inquiète pas pour l'instant. Je repars mais la douleur est bien là. Je vois au loin la tenue flashy de Fabien Letort qui s'éloigne et Cédric Buche me passe à ce moment. J'arrive à accrocher Cédric et nous faisons un bout de route ensemble. Dans la bosse je souffre moins mais dans la descente c'est vraiment l'enfer. Je pense réellement à m'arrêter à ce moment puis je me dis que je vais au moins tenter d'aller sur le vélo, quitte à ralentir dans le deuxième tour. Cédric revient sur moi et je me cale dans ses pieds pour attaquer le deuxième tour.  Je n'ai pas plus mal mais pas beaucoup moins non plus. Je me retourne et je vois du rose derrière. Mick, le pompier, qui est bien calé dans un groupe, fait une belle course. Je m'échappe au train dans la bosse mais dans la descente je suis obligé de freiner, j'ai trop mal. De retour sur le plat, nous prenons le même chemin de retour que les coureurs du court. Ils sont dans leur premier tour (3km) et vont beaucoup plus vite que moi. J'ai le droit à une petite tape sur les fesses et à des encouragements de la part de Gérald, Ludo, Fabien...En plus, mick m'a passé et Bill me passe aussi. Je m'accroche à Bill et nous finissons ensemble le deuxième tour. Si j'ai trop mal en vélo, j'arrête. 1h05'50'', je suis 24ème.

Je fais une transition assez rapide et je monte sur le vélo. Les premiers coups de pédales me rassurent, je n'ai pas de douleur. Je peux donc embrayer et je ne me gène pas. Je passe le pompier et j'envoie du gros mais seulement sur le plat ou faux plat. Par contre, dans les bosses trop pentues, je fais tomber le petit plateau et je mouline sur le 38x19 ou 38/21. Et çà marche!!! Je ne me carbonise pas les jambes et je double des mecs. La fin du tour est franchement plus chaotique. Montagnes russes, revêtement moyen. Je sens que le troisième tour va être chaud. D'ailleurs, la chaleur fait partie du jeu. Il fait de plus en plus chaud mais j'adore çà. Je ne rate jamais aucun ravito, je mange, je bois très régulièrement. A 95% je suis seul sur le circuit. De temps en temps je vois un gars devant et çà me motive pour aller le chercher mais ensuite, pas facile d'être à fond dedans et de créer son propre rythme. En attaquant le dernier tour, je sens que j'ai encore de la force. Je vois au loin la tenue jaune fluo de Fabien Letort. Je le double. Je ne sais pas à quelle place je suis. Je double aussi Fred Quéré qui semble un peu en panne et à mi tour, je double François Masson qui est dans le dur aussi. La chaleur et le circuit usent les organismes. Je monte toujours les bosses en moulinant mais la fatigue se fait sentir et je suis un peu moins véloce. Pourtant, je relance en haut de chaque bosse. Je joue énormément des deux dérailleurs pour essayer d'être le plus efficace possible. A 5 kil de l'arrivée, j'angoisse. Comment vont être mes adducteurs en posant le vélo. Je sens que çà va faire très mal. Voilà Gourin et la fin du parcours vélo. Je suis 7ème.

 

Je descends du vélo et là, malheureusement, il n'y a pas de miracle. Je grimace de douleurs. Je pose mon vélo. JC Arros me demande si je continue. Je lui réponds que oui, on verra bien. Je me dis que 8 kil ce n'est pas si long. Je pars donc très doucement (de toutes les façons, je ne peux pas faire autrement !!). Je me retourne (c'est la compêt quand même) : Un gars de Lorient à 50m et François Masson à 150m. Au bout de deux kil je m'arrête pour soulager la douleur (et accessoirement ma vessie). Le gars de Lorient me passe mais il ne va pas beaucoup plus vite que moi. Je m’accroche et je le garde donc en ligne de mire jusqu'au ravito (où je prends vite fait un coca). Derrière le trou semble fait. Mes adducteurs se sont réchauffés un peu et j'ai  moins mal. Je refais un peu de terrain dans la bosse et je reviens sur mon client juste avant la descente (que je crains un peu). Les cuisses dégustent un peu mais finalement, j'arrive à gérer la douleur. Je passe devant en accélérant un peu et au pied de la bosse du cimetière, j'entends le souffle court du mon adversaire qui s'éloigne un peu : il craque. Je tente donc une technique mentale pour ne rien lâcher (je vous donne un de mes secrets !!)  : je me persuade très fortement qu'un chien est en train de me courir après pour me bouffer. çà motive pour ne pas ralentir, croyez moi. Je termine donc en 7ème position content mais assez fracassé quand même. En regardant autour de moi, je vois que je ne suis pas le seul.

Ce matin, j'ai une démarche de crapaud bancal.

 

Merci quand même aux organisateurs.

 

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