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Triathlon L de Guerledan

4 Jul 2010

 

Une belle journée de sport.

Ce matin, en prenant la direction du triathlon de Guerlédan, je me dis que la dernière fois que j'ai tenté un vrai LD (anciennement triathlon C, 4-120-30), je m'étais fais taper par le « prez » et Albert. Ce coup ci je suis tranquille, ils sont arbitres. Ouf, deux adversaires de moins.
Je n'ai pas eu le temps de faire la reco du parcours que je sais par ouï-dire, cassant, pour les jambes et pour les vélos. La pluie est passée et la journée s'annonce belle même si le voyage vers Mur de Bretagne se fait dans le brouillard. Ce n'est qu'à l'arrivée sur le lac que je vois le soleil. Je prends mon dossard, dis bonjour à Nico Verdes qui est le photographe officiel de la course et je mets mon vélo dans le Parc. Deux pointures doivent se partager le podium. Nicolas Tardieu des Sables Vendée et Thomas Gazzera de Brest. Coté vétérans, Yves Marole est présent. Je ne connais pas vraiment les autres mais comme il y des athlètes des régions alentours, il peut y avoir des surprises. L'eau est à 22°C. C'est parfait.


Ma préparation hivernale a été un peu bizarre. J'ai alterné duathlon/triathlon et trail long mais après le trail de Guerlédan fin mai, j'ai fait un bon mois de juin d'entraînement. Mise à part la natation où je crains un peu la distance, je suis en forme. Est ce que j'aurais la distance dans les jambes ? Réponse dans 7h15', mon objectif de la journée.

Le départ est donné. Je déclenche mon Garmin en mode multisports et je plonge dans une eau à la température agréable. 4km c'est long. Je ne pars pas sur un rythme élevé et j'essaie de m'appliquer à glisser et à nager en amplitude. Nous ne sommes que 120 au départ et nous avons de la place pour nager donc la bagarre n'est pas trop rude. La première bouée arrive rapidement mais la deuxième est 800 m plus loin. J'essaie de m'accrocher à un « poisson pilote ». L'eau n'est pas très claire et il faut être vigilant. J’essaie de ne pas lui taper dans les pieds car c'est vraiment pénible. Ce qui n'a pas l'air de poser de problème au gars qui est derrière moi. Il me chatouillera les arpions jusqu’à la deuxième bouée. C'est énervant. J'ai beau me décaler et prendre une trajectoire bizarre, je sens de temps en temps un gratouillis sur la voute plantaire quand ce n'est pas carrément ma puce qu'il essaie d'arracher. Une fois la bouée passée, je fais le coup du "mec qui s'arrête pour voir où est l'autre bouée et qui remet ses lunettes" histoire de le laisser passer. Forcement, ensuite j'accélère et je lui colle le train. Allez, nage maintenant et soit fort pour ne pas me ralentir. Sortie à l'australienne en 31'. C'est correct, sans laisser trop de force. J'en profite pour arroser le « Prez » qui fait la circulation et c'est reparti pour un deuxième tour. Je me retrouve un peu seul. Le problème de ces longues distances en natation (en dehors du fait que c'est long) c'est la monotonie. Je tombe donc dans un rythme de croisière, limite hypnotique jusqu'à la deuxième bouée. Je sens qu'au niveau des épaules et des bras la fatigue se fait sentir. J'essaie de me rappeler les conseils de nos coachs en natation (Merci Gaïdig et Jean Luc) et je nage plus en amplitude, en allongeant et en poussant derrière. J'essaie aussi de me réveiller en mettant du rythme et bonnant malant, je sors de l'eau en 1h2'.
Le « prez » m'annonce 11ème (moi, 11ème !!! m'ouais, le plateau n'est pas très relevé !!!). Un petit coucou à la Arros' Family et j'appuie sur la touche LAP de mon Garmin. Mince, la touche à l'air coincé. Je ré appuie et ...mince...il est déjà sur la partie vélo, je suis allé trop vite. Pas grave, T1 sera intégré au vélo. Je fais une transition assez rapide (j'en oublie de mettre mes chaussettes pour le vélo !!!) et même le speaker annonce (J'espère que tu as entendu JC !!!) : Transition rapide et sortie du parc du dossard 84, Arnaud Constans.

Allez, maintenant il faut visser. Yves Marole est 200 m devant. Je suis bien (çà serait dommage, au début de la course), j'ai bien travaillé. Tout devrait rouler. Le début est en pente assez raide et je reste sur le petit plateau pour faire tourner les jambes afin de ne pas m'engorger les cuisses. Malheureusement, en haut de la bosse, en passant le grand plateau, crack...Je déraille et la chaine se coince dans l'étrier de frein sous le cadre (ah ces vélos modernes...quelle daube !!!). Résultats, me voilà en train de retourner mon vélo pour débloquer la chaine. Je repars, je refais une tentative et re crack ....je re-déraille. Ce coup ci j'ai compris le truc, je "répare" plus vite et je peux enfin passer le grand plateau. Je chasse à bloc, repasse un ou deux gars et j'attaque la première bosse sérieuse. 1km à 11%, tout droit en plein soleil. Miam, miam !!! Petit plateau, je mouline. Pas question de me carboniser. J'ai Yves en visu et en haut je relance fort. Le revêtement est pourri et çà tape un peu. Le fléchage est bon et il prévient bien de quelques virages assez dangereux. Malheureusement, à l'abord d'un virage gauche en descente, je freine trop tard et je me retrouve éjecté du parcours. M....Demi tour et je reprends ma route. Je reviens sur Yves, fais un brin de causette avec lui et j'embraye. Je trouve que je vais assez vite et j'espère ne pas présumer de mes forces. Arrivée à Bon Repos, une difficulté majeure du parcours nous attends : la côte de Perret, 1,5 km, toute droite avec son départ à 13-14%. Hop, tout à gauche (38x25) et je mouline. Le rythme est bon. Yves et un gars de Saumur (Lionel) ne sont pas loin derrière. En haut, je mets les gaz et je creuse l'écart. Le revêtement alterne entre du bon et du moins bon. Les jambes vont bien mais je décide de mettre une dent de moins pour privilégier la fréquence de pédalage. Arrivé à Mur de Bretagne, je reviens sur un gars. Un vétéran !!!Moi qui croyais être le premier "Vieux". Bon, je le passe assez facilement mais il me lance un, attention c'est long, il faudra être prudent. Mais c'est qu'il me ferait de l'intox. Je pense à être prudent : je bois et mange régulièrement, je ne me carbonise pas dans les bosses, je garde de la fréquence de pédalage et je fais les descentes à fond. C'est déjà pas mal non ? La traversée de Mur est pentue mais la fin bascule vers le ravitaillement et le deuxième tour. Je me ravitaille en boisson énergétique. Je n'ai fais qu'un tour. Il reste 80 km de vélo et 30 km à pied. Il me faudra être patient. Le début du deuxième tour se passe sans problème. Je suis tout seul et je ne vois ni concurrent, ni arbitre, ni moto. Pas toujours facile de garder un rythme dans ces conditions. Mais avant d'attaquer la bosse de Perret, mon j’entends "mon saumurois" qui reviens sur moi. Il me doublera dans la descente vers Mur. Il me demande : "çà va ? Pas de problème? Tu veux une pâte de fruits ?" Surpris de revenir sur moi, il pense que je suis dans le dur. En réalité il n'a jamais été loin de moi et comme je suis un mauvais descendeur, il a repris du temps sur la partie technique du début. Finalement nous faisons un bout de route ensemble, en jouant au chat et à la souris dans les règles de la course. Sympa. Ce petit jeu va durer jusqu'au troisième tour ou dans la bosse à 11%, Nico Verdes nous annonce 3ème et 4ème. Il est vrai que j'ai commencé à prendre un tour au dernier (ils ne sont pas arrivés ceux là !!!) et mon « colloc’ » vient de faire un tout droit au même endroit que moi au premier tour. Premiers signes de fatigue? En descendant, nous dialoguons mon "adversaire" et moi. Extraits :
- Lui (méfiant) : Tu fais combien au marathon ?
- Moi (innocent) : 3h17' à Roth l'an passé pourquoi ?
- Lui (défaitiste): ah ben la 3ème place est pour toi alors !!!
- Moi (réaliste): Oulla !!, y'a encore de la route à faire.
- Lui (jouant l'intox) : Si, si, t'es le plus fort.
- Moi (concentré) : Allez, je roule.
C'est à ce moment là, dans la bosse de Perret que j'ai lâché petit à petit mon concurrent direct pour un hypothétique podium. Une moto m'ouvrait la route (toujours à distance réglementaire). Cela avait au moins l'avantage de réveiller les bénévoles aux carrefours qui semblaient franchement se faire ch...Puis au bout de 10 -12 km, le motard se met à mon niveau et me fait : "tu es en quelle position ?". Naïvement je lui réponds : "Pour l'instant 3eme". "Ah tu n'es pas premier? y'en a deux devant"? Et là, il se barre...si, si!! Je suis premier. Attendez-moi !!! Argh !!!! Damned, je suis trop bête, j'ai perdu mon ouvreur. En attendant et en me retournant, pas de 4ème en visu. Je sais qu'il n'est pas loin mais je trouve réconfortant d'avoir mis un peu d'espace entre lui et moi. Je me sens bien et même si les bosses sont de plus en plus dures, la forme générale est bonne. Je continue à garder de la fréquence et j'astique sur le plat et les descentes. En 4 mots, je fais la course. Enfin, voilà le parc.
Je descends de vélo et là deux bonnes nouvelles : premièrement, dès les premières foulées et poussant mon vélo vers mon emplacement, je sens que j'ai encore des jambes. Deuxièmement, je vois JC qui me fait : "Allez Arnaud, J'ai gagné le CD, toi, tu assures un podium". Bravo JC, tu as du encore faire un beau numéro et pour essayer de ne pas te décevoir, je vais me défoncer. Surtout que l'idée du podium commence à germer, il ne reste plus qu'à l'ARROSer (Jeu de mots !!!) pour quelle pousse. Je bois donc un coup de mon mélange magique (boisson énergétique faite avec de l'Hépar, riche en magnesium), je prends lunette et visière et je me lance dans la troisième partie de l'épreuve. Ce coup ci, je n’ai pas oublier mes chaussettes.

Il fait assez chaud mais vraiment rien d'insurmontable. Le départ est assez dur, en cote mais les jambes répondent bien. Un copain raideur de Guerlédan me demande s'il peut m'accompagner sur un tour. Je lui réponds pourquoi pas mais je ne pourrais pas trop discuter car je vais essayer ne prendre un rythme correct. Il me propose même de l'eau que je refuse. Je lui précise que je n'ai pas le droit à de l'aide extérieure. Une fois la bosse montée, j'allonge la foulée sur le chemin. J'ai décidé, au moins tant que je peux, d'aller assez vite dans les descentes, d'essayer de conserver mon rythme sur les parties plates et de gérer dans les bosses. Mon collègue me demande : tu n'a pas mal aux jambes ? Eh bien non. J’en suis le premier surpris mais je me sens vraiment bien et je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir fait presque 4h de vélo avant. Qu'est ce qui m'arrive et combien de temps çà va durer. Je ne me pose pas ces questions trop longtemps car en me retournant dans une grande ligne droite, j'aperçois le 4ème derrière. Ok, il ne faudra donc rien lâcher. Au ravitaillement, je prends du coca et je me mouille les bras, la nuque et les cuisses avec de l'eau et je repars tout de suite. Je me fais doubler par le « Prez » en position aéro sur son VTT dans une descente (la gravité !!!). Cette descente fait mal aux jambes car elle "tape" mais je la fais à fond. Par contre une grosse bosse nous attends derrière et je préfère la finir en marchant. Cela me permet de ne pas me carboniser les jambes et je peux relancer de plus belle derrière. J'apprécie vraiment le passage sur les planches au bord du lac et je cours toujours assez vite sans ressentir la fatigue dans les jambes. Fin du premier tour. A mon passage, le speaker annonce : "et voilà Arnaud Constans qui complète le podium provisoire. Ce que JC corrige en me disant qu'il se trompe sur le mot "provisoire". Il me demande : "pas trop chaud"?. Non, çà va. Je n'ai jamais trop chaud (ce qui est carrément et sacrément prétentieux quand même. Je voulais plutôt dire : Non c'est génial, j'adore cette température et je me sens bien). Je repars, je retrouve mon pote raideur qui m'annonce qu'au 1er ravito, le 4eme était à 1'50''. Ok l'idée du podium pousse. Je relance, je gère toujours la bosse et la, les choses changent : je double du monde sur le parcours. Même s'ils ont un tour de retard, c'est toujours grisant de doubler du monde, çà occupe l'esprit. Je me rends compte que je prends un vrai plaisir à courir et çà m'aide vraiment. Je n'ai toujours pas mal aux jambes et je conserve ma vitesse. Au ravito, le bénévole me fait, allez courage, encore 25km. Eh non, monsieur, je suis dans mon deuxième tour et au premier pas que je vais faire, j'aurais fait plus de la moitié de la course à pied. Je prends un gel, du coca et j'attaque le retour (toujours en marchant vite dans la fin de la grosse bosse). Me revoilà au parc pour mon dernier passage. Je me ravitaille bien et je pense de plus en plus au podium. Je peux vous dire que çà booste. Voilà pourquoi, même si mon copain Philippe le raideur m'annonce 3' d'avance, je ne relâche pas mon effort. Le syndrome "Yann Martin" ne m'a pas quitté l'esprit pendant toute la course à pied. Je fais donc un dernier tour presque plus rapide que le deuxième. Les jambes sont un peu dures mais surtout, je ressens mes deux hanches. Enfin, rien de dramatique. Je termine ma course à pied sur de très bonnes sensations. Je franchis la ligne troisième, en 7h10'27'', derriere Nicolas Tardieu et Thomas gazzera deux mecs vraiment costauds et très sympa, accueillit par Jean Christophe avec un grand verre de Coca. Merci mon pote !!!
Presque tous les landernéens et landivisiens sont restés pour m'attendre. Vraiment Sympa.
Cerise sur le gâteau et confirmation de mes bonnes sensations à pied : je fais le meilleurs temps en Course à Pied.
Un très beau triathlon. D'un point de vue coureur, l'organisation était bonne. Il manquait peut être quelques bénévoles de ci de là mais honnêtement, cela ne ma pas gêné. Le parcours était bien fléché même si en vélo il fallait être vigilant car parfois technique.
Allez maintenant, Entraînement pour le Grand Raid de la Réunion, et là, c’est une autre histoire.

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