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Ironman ROTH

12 Jul 2009

Objectif 10h00

C'est vrai qu'à posteriori çà pourrait passer pour un manque d'ambition mais ma dernière expérience Ironman c'était Hawaii qui, sur le papier, était plus «rapide » que Lanzarote, et j'avais pourtant  mis 30 minutes de plus. Donc prudence dans les pronostics.

 

En faisant 1h00 en natation, un vélo en 5h15 (34 km/h) un marathon en 3h30 (je n'ai pas beaucoup couru cette année) et  5-10' de transitions cumulées, je devrais être sous les 10h00.

 

Nous voilà donc tous les neufs, debout à 3h15 du matin, dans notre hôtel germanique, à 15km du départ. La météo semble avec nous et nous devrions éviter la pluie tant redoutée par tout le monde (Sauf le Gros qui voudrait un sale temps pour ne pas vomir tous les kilomètres en CàP). Tout le monde est prêt et déjà concentré mais la pression ne semble pas trop lourde. Nous passons, depuis deux jours, un formidable moment. En plus, les vingt semaines de préparation se sont bien passées, avec quelques aléas pour certains. Cela aide pour détendre tout le monde avant, ne l'oublions pas, une épreuve et une journée difficile. Pourtant Gilles doit se demander si sa déchirure à la cuisse contracter il y a trois semaines, sera suffisamment cicatrisée pour passer le jugement IronMan.

 

A 4h00, le petit déjeuner, les Gatosport et autre Sport'dej sont avalés et nous partons à Roth pour prendre la navette à 4h40 qui nous amènera dans le parc à vélos. Arrivés à Roth, personne... Mais où sont ils ?  C'est bien aujourd'hui la course ? Mais où sont les navettes. Grâce au sens inné de l'orientation de Gilles, nous trouvons la navette, nous montons dedans. C'est là que nous quittons, au petit matin, le soleil se levant à l'horizon, nos accompagnatrices qui, dans un élan d'amour passionnel, nous font des petits au revoir de là main, effrayées d'affronter seules le reste d'une vie solitaire sans leur mari ou ami, disparus au détour d'un des nombreux ravitaillements de cette course hors norme...

 

Dans le car règne un silence commun à toutes les avant-courses. Certains se demandent ce qu'ils font là. D'autres essaient de visualiser la journée. Les questions classiques doivent fuser dans les têtes. Comment je vais être dans 5-6 heures, à mi course ? Est ce que je me suis assez entraîné ? Est ce que je vais tenir ? Est ce que je vais battre mon record ? Comment je fais si je crève ? ...

 

Pourtant en observant autour de moi, je vois plein de petits sourires en coin. Tout le monde a l'air vraiment content d'être là.

 

Personnellement, je suis bien. Je me suis correctement entraîné même si je manque un peu de CàP mais de toutes façons je ne pouvais pas faire plus. Je ne suis pas blessé, je me sens bien. Je suis un peu tendu (c'est quand même un IronMan qui m'attend !!) mais serein. Je reste pourtant humble et concentré car sur une course comme celle là, il faut être à l'écoute de son corps et de ses sensations pour pouvoir gérer et adapter son (triple) effort. Pas question de négliger le moindre détail sous prétexte que c'est mon 5ème IronMan.

 

Arrivé dans le parc, je dispose mes gourdes sur mon bike, je gonfle mes boyaux à 10 bars, je mets mon compteur à zéro. Une dernière vérification et je vais voir les autres dauphins. Ma pompe passe de vélo en vélo. Il n'y a pas encore trop de monde dans le parc. La sono se met en route : « Gutten Morgen Roth ; Good Morning Roth; Bonjour Roth » clame le speaker qui animera le départ de toutes les vagues. Il est 5h30 et ma vague de départ est à 7h15.

 

Nous nous installons par terre pour passer le temps, finir notre nuit. L'ambiance est géniale et personne, dans notre groupe, ne semble tétaniser pas le stress. Même Lydia que nous voyons pour la  première fois depuis notre arrivée prépare activement son vélo, concentrée et prête. Il faut dire que les filles partent dans la première vague, avec les Pros, à 6h20. Je rencontre quelques copains de Vannes, de  Saint-Herblain, de Crozon, de Paris. On tape la causette en attendant les premiers départs.

 

6h20 : Premier départ. Evidemment, les pros partent à blocs. Lydia est dans cette vague. Allez Lydia, go, go. C'est ta journée, profites de ta course.


6h55 : deuxième vague. Gilles est dans l'eau. C'est parti pour toi Gillou, fait péter les chronos. Go Go...Allez Landerneau !!! Allez les Dauphins !!!

 

7h05 – Je rentre dans le sas avec Marc (Le kiné) et Hervé (Le Gros). La pression monte. Je mets mon bonnet orange, signe distinctif de ma vague. 7H10 – Nous nous serrons la main chaleureusement : bonne chance les gars, profitons de cette belle journée. C'est un bon jour pour courir. Nous entrons dans l'eau. Elle est bonne (20°C), pas trop claire. Je fais quelques « longueurs » histoire de m'échauffer un peu. Le speaker annonce : « Départ dans une minute !!! » et je rejoints la ligne de départ.
 

7h15 : Coup de canon – Go – Je déclenche mon chrono – Je nage prudemment mais quand même sur un rythme correcte. Un des avantages de la natation à Roth, c'est qu'il y a de la place. Je peux donc  nager sans prendre de coup et c'est déjà çà. Très vite je vois un bonnet orange qui nage un poil plus vite que moi. C'est le « client » que je cherchais. Je me cale dans ses pieds. La turbidité de l'eau ne facilite pas la chose mais dans l'ensemble, j'arrive à rester derrière lui, sans le gêner et en nageant à l'allure que je voulais. Arrivé au demi-tour (1450 m) je regarde mon chrono furtivement : 22'45. Je suis dans les temps. J'attaque la partie longue de la natation : 1900 m, tout droit. J'ai perdu mon poisson-pilote et je ne trouve personne pour le remplacer. Pas grave, je continue tout seul. Enfin pas tout à fait. Je double des bonnets blancs et des bonnets verts partis respectivement 5' et 10' avant nous. Je slalome beaucoup trop. Je décide de me mettre légèrement à l'extérieur. Je ferais un peu plus de distance mais au moins j'irai à peu près droit. Je garde mon rythme et je ressens une légère douleur à l'épaule. Elle me titille depuis plusieurs semaines mais rien d'inquiétant ni de vraiment gênant. Dans 30', je n'ai (presque) plus besoin de mes épaules. Je passe sous un pont chargé de monde nous encourageant. Une foule impressionnante qui hurle, encourage et fait tourner les crécelles. Dommage qu’on ne les entende pas !!! Tout se passe bien mais une gène au ventre, qui ne fait que s'accentuer gâche un peu mon plaisir.

 

Enfin, le demi tour. Je suis toujours dans les temps et les 450 m restants ne seraient qu'une formalité si je n'avais pas mal au ventre. J'analyse la situation rapidement : je suis bon pour aller aux toilettes avant le vélo. Fin de la natation : 1h01. Pas mal !

 

Je ne sais pas où sont Hervé et Marc. Je fais une transition assez rapide et en sortant de la tente, je vois Hervé qui me fait coucou. Il part prendre son vélo et moi je pars ...aux toilettes. Et j'ai bien fait de perdre 2-3 minutes car je ne serai plus gêné jusqu'à l'arrivée.

 

1h05 de course : je sors du parc, enfourche mon vélo et c'est parti pour 180 km. Les conditions sont très bonnes, le vent très faible et la route du billard. Je roule vite. Le départ est un peu sinueux. Je roule sur la file de gauche. Je double pas mal de monde. Soudain ma pochette de réparation se détache de la selle. Elle ne tient que par un fil. Je ne m'arrête pas mais je ralentis et j'essaie de la remettre en roulant. Je perds du temps mais rien de dramatique. Je repars de plus belle. Au bout de quelques kilomètres je double le Gros, bien posé sur sa machine. Il a le sourire. Tout roule pour lui, c'est bien.  Il est fort vélo. Il est dans son élément. Go le Gros , Go...

 

Je double toujours plein de monde. Je commence à regretter de ne pas être parti dans la même vague que Gilles. Malheureusement, doubler c'est bien mais il faut respecter les règles et un arbitre me rappelle qu'il faut que je laisse 2 mètres sur le coté quand je dépasse. J'obtempère et j'essaie d'être vigilant. Je n'ai pas envie de prendre un carton bêtement. Je déclenche mon timer qui beepera toutes les dix minutes pour m'obliger à prendre une gorgée de boisson énergétique régulièrement. Première bosse. Je la monte petit plateau, en souplesse pour ne pas me cramer les jambes. Je me fais doubler par un handisport, avec un seul bras qui monte sur le grand plateau en force. Il a des mollets comme mes cuisses !!! En haut de la bosse il met tout à droite et ne roule qu'en puissance. Il ne tiendra jamais 180 km sur ce rythme. Mon objectif de 5h15 en vélo implique une moyenne de 34 km/h. Je regarde mon compteur : Moyenne de la première heure : 36,5 km/h. Bon qu'est ce que je fais ? Je lève le pied ? Et pourquoi pas freiner dans les descentes pendant que j'y suis. Allez, je roule et on verra ce qu'il reste pour le marathon. Il y a du monde partout pour nous encourager dans les villes. C'est le spectacle permanent pour les coureurs et vice versa. Arrivé à Greding, à mi parcours de la première boucle, une jolie bosse nous attend et un public sympa nous encourage. Je n'oublie pas de faire le plein et je prends des gourdes de boisson énergétique, plus des bananes régulièrement.

 

Le retour se fait avec un très léger vent favorable. Et çà va très vite. Vers le 75ème km, une bosse nous attend avec du public et de la sono. Très sympa mais est ce que c'est çà la fameuse montée du Solarberg ? Non, je ne crois pas. Pas assez de monde. Les sensations sont très bonnes, je double toujours du monde. Je me concentre vraiment sur mon pédalage en faisant attention de ne pas trop forcer tout en forçant quand même pour garder ma vitesse. Cruel dilemme.  Me voilà arrivé à Hilpoltstein, quand soudain, au détour d'un virage, une marée humaine dans une côte : Le Solarberg. Incroyable, je ne m'entends plus parler. Tous les spectateurs crient, encouragent, motivent chaque concurrent qui monte. J'ai à peine la place pour rouler. Je suis derrière une fille qui n'avance pas très vite mais pas grave. Je ne cherche pas à doubler. J'en ai des frissons, presque les larmes aux yeux. Une émotion comme jamais je n'ai ressenti. C'est énorme !!! On a beau être prévenu, c'est une sacrée claque. En haut du SolarBerg, le calme revient, je me ravitaille et j'embraye pour terminer le premier tour. Au passage, Christophe Brizé nous encourage comme jamais. Pas étonnant qu'il n'ait plus eu de voix le soir. Je regarde ma moyenne : 38 km/h . houlà !!!, c'est quand même pas mal mais est ce que çà va tenir ? Je ne suis pas encore à mi-course. Je décide de tenter ma chance. Je roulerai  fort sur le plat, les faux plats et les descentes et je passerai les bosses les plus dures sans me casser les jambes, en souplesse. La première moitié du deuxième tour se fera avec un vent de face un peu plus fort. Je double Lydia dans une bosse. Elle a l'air de bien gérer sa course et de prendre du plaisir : c'est parfait. Je me fixe comme objectif de ne perdre qu'un km/h en moyenne sur le deuxième tour. La fatigue commence à se faire sentir, il faut donc choisir intelligemment les endroits où il faut envoyer du gros et les endroits où il faut lever le pied. Tout çà au rythme des beeps, tous les 10 minutes pour le ravitaillement, avec quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber. A Greding, je monte la bosse en danseuse et je me rends compte que j'ai encore de la force. C'est bon pour le moral, qui d'ailleurs va très bien. Je double quelques connaissances parties 15 minutes avant moi et à force de doubler du monde, les routes s'éclaircissent. Je n'ai plus besoin de rouler tout le temps à gauche de la route. Je fais pipi plusieurs fois sur le bord de la route, en roulant dans les descentes, sans m'arrêter (Hors de question de perdre du temps). Un gars me double et me fait : « argh !!! Akrobat !!! » ja, ja que je lui réponds en utilisant d'un seul coup la moitié de mon vocabulaire germanique. Allez, je vais en finir avec le parcours vélo quand tout d'un coup, flash !!! Mince un radar, je vais trop vite. Ah non, je suis bête, c'est un photographe. La moyenne est passé à 36,8 en haut du SolarBerg mais je remets une couche sur la fin et me voilà en vu du parc à vélo. Je suis  fatigué mais j'ai fait un bon vélo : 4h50 – 37 km/h de moyenne

 

Je donne mon vélo à un bénévole, je prends mon sac de CàP et je fais une transition assez rapide, aidé par un des nombreux et extraordinaires bénévoles, qui me colle ma casquette sur la tête et qui me fait : Go Arnaud, Go  !!!

 

Oh, Oh !!! Doucement, je viens de faire déjà 6h00 de course et j'ai un marathon à faire pour terminer. Faut pas pousser mémé (en l'occurrence Pépé) dans les orties. OK, j'y vais.

 

Bon faisons le point. Si j'étais pessimiste je dirais que j'ai quatre heures pour faire un marathon. Normalement, pas de problème pour le SUB-10, sans forcer. Mais dans un coin de ma tête je me dis que si je suis optimiste et je que fais le même marathon qu'à Lanzarote, je fais une belle perf. Et c'est un bon jour pour être optimiste. Tout çà fuse dans ma tête au départ du marathon alors que Sandra me lance le fameux « Allez Arnaud, la douleur n'est qu'une information » Ok Sandra, je prends acte. C'est à moi de jouer. Je ne sais pas où est Gilles et j'espère que çà va pour lui. Pour calculer c'est facile, je pars sur le marathon à 6h00 de course. Les premiers kils sont assez durs. Çà monte, çà descend. Un petit pipi en bas d'une descente (un truc de JC) et me voilà sur le chemin de hallage, le long du canal. Pour l'instant tout va assez bien, je suis à 4'25'' au kilo. Je sais qu'il va falloir m'armer de patience car un marathon c'est long. Je sais aussi qu'à un moment les jambes vont devenir dures et assez douloureuses. Je suis fatigué mais je ne baisse pas trop de régime. Il ne fait pas trop chaud. Je cours avec un danois, on discute le coup quand on se fait déposer par un Kenyan qui court à 19 km/h. C'est un coureur du relais qui a fait le marathon en 2h17 : pas le même monde. Je n'oublie pas de me ravitailler. Coca à chaque ravito, gels toutes les 25', éponges fraîches à chaque fois. Vers le dixième Kilo, je croise Gilles. Je lui demande comment va la jambe blessée. Il me répond que çà commence à tirer un peu. Je note l'endroit où je le croise pour savoir au bout de combien de temps je passe au même endroit. Le parcours tournicote un peu dans un village avec deux demi-tours. Je tape dans les mains des enfants qui nous encouragent. La remontée sur le chemin de hallage fait mal aux cannes. Je retrouve le point « Gilles » 22 minutes après mon passage. Comme il est parti 20' avant moi, il a donc deux minutes d'avance sur moi le rascal. C'est maintenant qu'il faut débrancher le cerveau car je commence une partie très longue le long du canal. Je croise dans le désordre,  Le Gros, Pascal, Le kiné, le pompier, Lydia, Rosé. Pas de Stéphane. J'imagine qu'il est encore un peu derrière. J'espère vraiment que c'est OK pour lui. Je regarde mon chrono. Je suis au environ de 4'35' au kilo. Je passe au semi en 1h34'. C'est cool, même si je mets deux heures pour le deuxième semi, je suis encore en 9h34'. Mais je sais au fond de moi que je mettrais moins de deux heures. Et si le coup du marathon en 3h20 tenait la route ? Evidemment, au 25eme kils, les jambes commencent vraiment à faire mal. C'est de plus en plus difficile. J'ai mal aux genoux, aux hanches et aux quadriceps. Je sais déjà que demain j'aurai une allure de crapaud. Allez Arnaud, concentre toi sur le présent et serre les dents. J'attaque la partie dans la forêt. C'est difficile, vallonné et interminable. Nous sommes toujours encouragés par un monde fou. Je croise Gilles au Kil 28 et d'après mes calculs j'ai 10 minutes d'avance sur lui. Mais je sais que sa blessure le gène et qu'il aura du mal sur la fin. Allez accroche toi Gillou mais ne casse pas tout quand même. Enfin le dernier demi-tour. Il faut remonter la légère bosse, repasser sur le pont, continuer coûte que coûte. La tête va très bien mais j'ai mal aux jambes et aux abdos. Si je tenais le crétin qui a dit que la douleur n'est qu'une information. Çà va être du joli demain !!! Fabien de Vannes me prévient que Gilles est juste devant. Le gros pareil : il est devant et il marche ...ouais, ouais,  je sais mais il est blessé les gars. Bon me revoilà sur le hallage. Je recroise tous les dauphins qui semblent aller bien. C'est génial. Je me traîne à 4'55'' au kil mais çà tient toujours. Gilles est en ligne de mire et effectivement, il marche. Je m'arrête 30'' à son niveau au kilomètre 35, je lui demande si c'est la déchirure qui coince. Bien sur que c'est la déchirure. Il préfère terminer en marchant rapidement pour éviter de tout casser et de trop abîmer le muscle. C'est certainement mieux. Je reprends la route, comme me le dis Gilles himself : vas y, c'est quand même la course. Surtout que je suis encore dans les clous pour faire 9h20. Les kilomètres s'égrainent dans la douleur, lentement mais toujours à 12 km/h. Je sens que çà va être bon, je m'accroche jusqu'au bout, je sors du hallage, au km 38 et je regarde mon chrono. Sauf grosse défaillance de dernière minute, je casse la barre des 9h20. Çà y est, le Stadium est en vu. L'ambiance est complètement dingue, chaque triathlète qui passe par là est un héros, applaudit, encouragé par des milliers de spectateurs en folie. Je tape dans les mains de centaine de personnes, je profite de ces instants, la douleur est oubliée. Je suis une nouvelle fois finisher d'un IronMan.
 

9h17'23''. Dans mes rêves les plus fous je n'aurais pas imaginé cela. C'est vrai que les conditions étaient idéales mais finalement, tant mieux pour nous. Je prends ma médaille, radieux et je vais au massage. Les autres arrivent les uns après les autres, tous super contents (et un peu, voire très cassés). Nous attendons juste un peu inquiet, Stéphane, qui finit par arriver, la médaille autour du coup et finisher lui aussi. Réussite parfaite du groupe, 9/9 finishers et 5 jours formidable, dans une ambiance magique, sur la course et l'organisation de course la plus incroyable qu'il m'est été permis de voir.
 

Prochain Objectif sur IronMan : moins de 3h15 sur la partie marathon.

 

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