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Duathlon du Val D'Aran

20 Jul 2008

 

43eme/450 et 8eme Vétéran
Cette année le duathlon du Val d'Aran sert de support au championnat de France LD, soit 12,5 km de CàP, 83 km de vélo (dont l'ascension du col, de Menté dans les deux sens) et 10 km de CàP. La semaine chargéeen entrainement que je viens de passer me laisse un peu inquiet quant au déroulement de la course qui vient.
Je me lève assez tôt pour pouvoir digérer ma baguette fraiche / beurre / confiture qui devrait m'apporter de l'énergie pour une partie de la journée. Je sens quand même que les jambes sont assez lourdes. Je crains un peu le démarrage rapide,typique des duathlons. Jean Christophe semble serein et sûr de lui, fort de son expérience sur cette course. Nous partons poser nos vélos dans le parc, non sans nous faire remarquer : en effet, pour cette course de montagne, nous avons opté pour un vélo de chrono et une roue paraculaire. Bon, nous l'avions testé avant et pour nous, pas de problème, ça monte aussi vite. Mais les gens nous regardaient avec le regard d'un canard qui aurait trouvé une brosse à dent.
9h00 : Je pars m'échauffer. Les jambes sont très lourdes. Je me demande comment je vais pouvoir démarrer. Les sensations sont très mauvaises. J’essaie de faire quelques accélérations pour décoincer la machine mais ce n’est pas génial. L’heure du départ approche et je rentre dans le sas « Master », à coté de Jean Christophe et Gilles.
Le départ est donné et je pars à environ 15 à l’heure. Pas trop vite mais assez pour essayer de me placer pendant le kilomètre de plat avant les 5 km de montée. Sur le plat tout va bien, je double Marion Clignet, mais dès que j’attaque la bosse, je sens que les jambes ne suivent pas. Le souffle est court et je n’ai pas de force. J’ai Sylvie Quitto (la championne de France en titre) en ligne de mire et je tente de m’accrocher mais je commence à me faire doubler. La première partie est très pentue mais la pente diminue un peu sur les deux derniers kilomètres. Gilles me double assez rapidement, au train, puissant dans les côtes. Enfin nous arrivons en haut de la première bosse. Demi-tour et trois km de descente nous attendent. Il faut faire attention aux chevilles car c’est un parcours Trail. La Je commence à me sentir mieux mais c’est sans compter la terrible remontée sur le village de Melles, limite à marcher, où là, je vois que je n’ai pas de force dans les cuisses. Jean Christophe me rejoint dans la descente et là, je me refais la cerise. La dernière partie de plat (trail) se passe bien et je commence à entrevoir la suite d’une façon plus optimiste. Nous arrivons dans le parc à vélo au bout d’une heure de course et c’est le départ pour la partie vélo.
JC part quelques secondes avant moi et je pense que je ne le reverrai pas. En ce moment, il est plus fort que moi en vélo et il connaît cette course. Il prendra plus de risque que moi dans la montée et il est bien meilleur que moi en descente. Je pars quand même à bloc, roue paraculaire et casque aéro sur la tête. Je reprends déjà plein de personnes sur les 6km de partie plate avant l’attaque du col. Puis, fini la rigolade, je mets le 38*23 et c’est parti pour 10 km d’ascension à 9.5% de moyenne. Je double plein de coureurs qui regardent, ahuri, un deuxième mec en paraculaire (JC n’est pas loin devant) dans un col, qui va plus vite qu’eux. Certains me demandent si c’est un défi, d’autres me demandent si ce n’est pas trop dur d’amener une roue comme cela. « Bah non, tocard, puisque je suis en train de te laminer !!! »
En bas du col, il fait très chaud et je me demande si le casque aéro est une bonne idée. Pourtant, au fur et à mesure que je monte, la température baisse donc tout va bien. Les jambes vont bien, le souffle aussi et je pourrais aller plus vite mais comme je double plein de monde et que je ne sais pas si le fait d’aller plus vite va me faire exploser, je reste sur mon rythme de 13km/h. Au bout de 40mn d’ascension, j’arrive au sommet, je prends du coca à la volée et j’attaque la descente, dans le brouillard. Je me fais reprendre par 2/3 gars mais je fais une descente relativement correcte. Il faut être prudent car on prend de la vitesse très rapidement. Le bas de la descente est assez difficile, avec quelques remontées très sèches qui cassent les jambes. Je suis en position aéro le plus souvent possible sur cette partie plus roulante. Je double toujours du monde.
Tout d’un coup, JC revient sur moi. Il avait crevé en bas du col et je ne l’avais pas vu. Il a perdu 5 minutes et il est énervé. Il me repasse et me lâche tranquillement. Nous doublons à quelques secondes d’intervalle un gars de Toulon à qui je dis : non tu ne vois pas double (deux Cervélo, deux paraculaires, deux casques Aéro). Le gars est mort de rire et il crie à ses potes : « eh, voilà les frères Schleck ».
Après la petite boucle demi tour, j’embraye dès que c’est plat et faux plat, et je gère dès que la pente s’élève trop. Je sens quand même que je n’ai pas des jambes de feux et il y a encore le col de Menté à grimper. Heureusement, le temps est couvert et il ne fait pas trop chaud. Je reprends encore pas mal de monde dans l’ascension. Il y a même des gars arrêtés sur le bord de la route. Enfin, c’est le sommet et je bascule rapidement en essayant de faire une descente propre. Sur la dernière partie de plat qui nous ramène au parc, je visse à mort et je dépose les gars qui m’avaient doublé dans la descente (non mais !!!!). C’est l’arrivée au parc et il ne reste que 10 km à pieds.
Les enfants Arros et la famille Le Goff me renseignent sur les écarts. JC est 3’ devant et Gilles environ 10’ devant. Je pars aussi vite que je peux pour deux boucle de 5 km. Le début est une partie roulante le long de la Garonne mais au bout d’1 km une grosse bosse me montre que je n’ai plus de force dans les jambes. C’est très dur mais c’est pareil pour tout le monde. Le parcours monte et descend jusqu’au demi-tour où nous attend le ravitaillement. Le retour vers le parc est aussi difficile et j’attends avec impatience la partie plate. Je croise JC et Gilles qui ont l’air de souffrir aussi (il y a enfin une justice !!!). J’arrive au parc, je me ravitaille (coca, coca, coca) et je repars pour la deuxième boucle. Sur le plat les jambes répondent bien mais dans la grosse bosse, je marche, les mains sur les cuisses, sur quelques mètres pour pouvoir mieux relancer en haut. Et çà marche. Je reprends du temps sur JC et Gilles. Enfin, je termine à bloc cette course magnifique, content et finalement en assez bonne forme (Enfin c’est ce que je croyais. La semaine suivante me montrera qu’en réalité je suis fatigué).
Le duathlon du Val d’Aran est une course magnifique, très bien organisée, dans une superbe ambiance. Je la recommande vraiment à tout le monde.

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