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Triathlon Ironman Lanzarote

17 May 2008

 

04h45 – Le réveille sonne. Je n’ai pas très bien dormi. Aujourd’hui c’est mon jour. Je vais concrétiser six mois de préparation. Je sais que je suis prêt mais je sais aussi que sur une course comme celle là tout peut arriver. Il faut avoir un peu de chance. Même si je ne suis pas du tout inquiet pour finir la course (à part un ennui mécanique toujours dommageable) , j’ai quand même un peu de pression : est ce que je vais pouvoir me qualifier pour Hawaii. Nous sommes 260 dans la catégorie V1 et il n’y a que 8 places. Ce n’est pas une obsession  mais si j’ai une petite chance, c’est aujourd’hui. Il faudra faire une course pleine de bout en bout.

 

Je mange ma baguette, beurre, confiture avec un bol de chicorée. Pas de Gâteau Sport, pas de pâte, pas de truc bizarre. Je prends le même petit déjeuner que d’habitude. Je m’habille tranquillement, je prends mes affaires de natation et je descends vers le parc à vélo, à 200 m de l’appartement. Ceux qui ont déjà eu la chance de faire des IRONMAN le savent bien, l’ambiance dans le parc est très feutrée. Tout le monde est concentré, un peu stressé, pas encore bien réveillé. On ne crie pas, on chuchote. Les mouvements sont lents, les boyaux se gonflent, les gourdes se remplissent. Tous les athlètes semblent dans un état second, un léger sourire crispé sur les lèvres. Dernières accolades, derniers bisous, derniers petits signes d’encouragement. La journée va être longue mais nous sommes tous là pour le plaisir. J’enfile ma combinaison et je passe le control de la puce : ok, tout fonctionne. Je pars nager un peu pour m’échauffer : l’eau est bonne. Je nage 10 minutes en terminant par quelques accélérations. En sortant de l’eau je vois Lionel et Marc, je leur serre la main en leur souhaitant une bonne course, et je me place sur la ligne de départ.

Les pros sont devant mais je suis juste derrière. Là première chose à faire quand on veut jouer la qualif c’est de ne pas perdre de temps là ou ce n’est pas nécessaire, donc je pars devant en natation. Sous ma combinaison, j’ai déjà ma tenue complète pour le vélo et le marathon (singlet, shorty, et manchons de contention), je ne m’arrête pas pour faire pipi (je me suis entrainé pour le faire en roulant dans un faux plat descendant, c’est l’avantage d’être un garçon), je prends mon ravito à la volée et je mange mon petit sandwich en roulant. Chaque seconde qui n’est pas perdue inutilement, compte mais çà ce prépare.

6h55, la tension monte. Je visualise ma course et je pense d’abord à faire la plus belle course possible, après, on verra. Je vais tout faire pour ne rien regretter.

 

07h00, c’est le départ. Evidemment çà bastonne un peu mais je reste dans le peloton, sans m’écarter pour nager au calme. Pendant les 10 premières minutes je suis terriblement oppressé. Je n’arrive pas à respirer, j’étouffe, je suis au bord de la panique. C’est la première fois que j’ai cette sensation et c’est très désagréable. J’essaie de me maitriser tout en ne perdant pas de vitesse. Enfin je vois un espace devant moi et j’arrive à prendre les pieds d’un gars en allongeant bien. Je baisse ma fréquence de bras, je glisse beaucoup mieux. Je me concentre sur ma technique pour aller chercher loin devant et pousser loin derrière. Miracle, çà va mieux, j’avance mieux et je prends mon rythme de croisière. Je me cale derrière un pro (bonnet Jaune) qui ne doit pas être un nageur fulgurant mais pour moi c’est parfait. Dernière ligne droite pour finir la première boucle. Je reste bien dans les pieds du « bonnet jaune » et je termine le premier tour en 29’. Pas mal, au moins je ne perds pas trop de temps. Je replonge de suite et je continue de nager en amplitude, au plus près des bouées (il y a moins de monde). Je commence à prendre mes marques et je profite du « paysage » (poissons et rochers). Attention à ne pas s’endormir !!! Finalement je sors de l’eau en moins d’une heure, çà commence pas trop mal.

 

150 m de plage (sur un tapis s’il vous plait !!!) avec plein de gens qui vous encouragent, j’enlève ma combi sous les douches et je prends mon sac « BIKE » pour aller me préparer sous les tentes de changement. Une bénévole me met de la crème sur les épaules, bras, cou, je mets mon casque, je prends mon dossard et mes chaussures et je cours chercher mon vélo. Je sors du  parc qui fait 500 m de long et j’enfourche ma monture pour une virée de 180 km avec 2500D+. T1 environ 6-7 minutes : peux mieux faire.

 

Le temps est nuageux, le vent déjà fort, Nord Nord-Est. Il nous sera favorable pendant 30-40 km puis défavorable pendant 90 km (pour grimper les sommets) puis de nouveau assez favorable pour le retour. La chasse au dossard de 777 à 1025 (ma catégorie d’âge) peut commencer.  Je saurai plus tard que je sors de l’eau 40eme de ma catégorie. Je roule assez fort dès le début et je double pas mal de gens sur les premiers kilomètres. En réalité, je roule à gauche à 40-45 km/h. Au bout de 10 km il y a une première bosse d’un kilomètre, face au vent. Je me rends compte que je double plein de gens dans les bosses. Est-ce que je ne pars pas trop vite ? J’ai le regard fixé sur mon chrono pour ne pas rater ma cadence de ravitaillement. Je prends du 640 overstim tous les 20 minutes jusqu’à épuisement de mon bidon. En même temps,  une gorgée de boisson énergétique tous les 10’ environ. Je saute le ravito du 22eme km car je sais que le suivant est au 40eme et j’ai largement de quoi tenir. La route qui va vers El Golfo passe à travers un champ de lave très récent (300 ans). Le vent est favorable et je roule presque à bloc, à environ 50-55 km/h.  Je constate que l’esprit IRONMAN est très bon au niveau du drafting. Chacun respecte les distances ou, en cas de regroupement, roule en se décalant. Je remonte pas mal de dossards V1 et le nombre de vélo commence à se clairsemer. Je dois commencer à me rapprocher de la tête. Les ravitaillements sont annoncés 400 m avant leur présence. Pour celui du 40ème km, je prends en roulant un bidon de boisson énergétique pour faire le plein de mon bidon aéro et je prends une banane. Je suis à 34 km/h de moyenne et c’est maintenant que cela va se jouer car le parcours est assez vallonné sur les 80 km suivant. Sorti d’El Golfo, nous attaquons la route de Timanfaya, les montagnes de feu. Une grande ligne droite de plusieurs kilomètres, qui monte par palier avec un fort vent dans le nez. Je reste sur le grand plateau le plus longtemps possible, (toujours pour ne pas perdre trop de temps) mais au bout d’un moment ce n’est plus raisonnable car je grille trop de force. Je mouline donc un peu plus mais je passe cette partie finalement assez bien (en tous cas mieux que certains qui reste scotchés dans la bosse), sous les encouragements des centaines de personnes qui savent que c’est un point clé du parcours vélo. » Vamos, Vamos, Venga, Venga, venga ». Les crécelles des allemands, les cornes des espagnols : l’ambiance est survolté. Le paysage est époustouflant, volcanique, coloré, désertique. La fin de la montée est à 9% et là, il vaut mieux être cool. Je suis à 14 km/h, face au vent.

Je bascule enfin dans une descente rapide puis une portion plate, toujours face au vent mais je roule enfin à 35-40 : Merci CERVELO, le casque aéro et la position aéro. Je pense toujours à m’alimenter. Le ravitaillement du 60ème km, à Tinajo, approche. Je jette (dans une poubelle spéciale en forme de grand panier) mon bidon de 640, je reprends un bidon de boisson énergétique et une banane. Je mange une deuxième barre (je me suis fixé une barre par heure + quelques morceaux de banane). Pour l’instant tout va bien. Nous descendons plein pôt vers La Santa (attention aux nouveaux ralentisseurs dans la ville). Je double de moins en moins de monde et surtout de moins en moins de dossard V1 (est ce bon signe ?) Les écarts commencent à se stabiliser mais je me fais doubler dans les descentes par des gros rouleurs. Je suis limite avec mon « 52 dents » à l’avant, mais sur le plat et dans les bosses je reprends un peu l’avantage. Dans le faux plat descendant vers Famara, je satisfais un besoin naturel, en roulant pour ne pas perdre de temps. Je vois au loin la très longue montée de Famara (8 km) vers Téguise mais comme nous virons à 90° sur la droite, nous aurons le vent favorable. Je monte à environ 30 km/h et je double la première féminine. Virage à gauche et nous reprenons le vent de face, qui forcit encore. Le revêtement n’est pas très bon et la pente s’amplifie pour arriver à Téguise : je repasse sur le petit plateau. Je refais le plein au ravito et franchit Téguise, au km 90. Il reste 30km de difficile, avec toute la montagne à grimper.

 

Là haut il ne fait pas beau. Nous voyons, plus haut, les nuages bloqués sur le sommet. Au moins nous n’aurons pas très chaud.  Je fais rapidement le point mentalement : je me sens bien, les jambes vont bien, pas d’écœurement, pas de problème mécanique, pas trop chaud, la vison panoramique de mon casque aéro est fabuleuse, je ne me fais très peu doubler, et de toutes façons pas par des dossards V1, je suis à 33,5 km/h de moyenne… Bref tous les voyants sont au vert. La deuxième partie vélo peut commencer.

J’attaque une descente rapide, court répit avant de grimper vers le Mirador d’Haria, le point culminant de la course. Au cours de la reco que j’avais faite en Janvier, j’étais montée assez facilement en 42*23. Seulement là, le vent est défavorable, et je vois que ma vitesse baisse terriblement alors que le pourcentage augmente sensiblement. Pas de panique, je suis avec un pro qui roule aussi vite que moi (12 km/h). Je savais que c’était le moment le plus dur du vélo (je me trompais !!!). Je monte tranquillement mais je décroche quand même quelques gars en passant, c’est toujours çà de pris. Premier lacet, ouf le vent dans le dos, deuxième lacet, aie le vent de face. J’arrive en haut, et là je vois une interminable ligne droite en faux plat montant assez fort, dans le brouillard (on ne voit pas la fin de cette ligne droite et c’est terrible). Je franchis le parc d’éolienne (c’est un signe pour le vent) à 15-16 km/h. C’est très long mais tout le monde est dans la même galère. Le ravitaillement perso approche enfin, c’est la fin du premier calvaire. Je prends ma musette, je cale mes sandwiches jambon/fromage dans ma poche, je remplace mes bidons et j’attaque la descente très dangereuse vers Haria. Pas le temps de manger, il faut être très concentré, d’autant plus que des rafales très fortes tentent désespérément de me « mettre au tas ». Les relances sont courtes, les virages en épingle sont nombreux, la pente est assez forte et je prends (trop) rapidement de la vitesse. Heureusement la fin de la descente est constituée de lignes droites très rapides (70 km/h). Nous sommes au creux d’une vallée, dans une palmeraie très jolie mais devant nous c’est le Mirador Del Rio, dernière grosse difficulté en vélo. Je prends le temps de manger mon sandwich, en roulant. Le soleil semble revenir mais le vent ne faiblit pas. Juste avant d’attaquer vraiment la montée vers le Mirador Del Rio, il y a deux bosses terribles, assez courtes mais pentue (12-13%), avec un revêtement pourri. Je suis planté à 9 km/h , tout à gauche (42*23), debout sur les pédales. J’espère que ma chaine va tenir. Enfin c’est la montée vers le Mirador, route fabuleuse le long de la falaise avec vue sur les eaux bleues turquoise de l’Ile de la Graciosa. Au sommet, je l e suis encouragé par Nicolas Verdes de Dinan, venu prendre des photos pour Xmag.

 

Je suis au km 118 et la fatigue commence à se faire sentir. Mais le plus dur en (vélo) est derrière moi et je suis encore à 30.7 de moyenne. Je fais le plein et je me lance dans la descente de 15 km, vent favorable vers Arrieta. Au début la route est pourrie et je vois un gars qui gère une crevaison. Je n’ose même pas y  penser. A ce moment là je me fais doubler par trois « Teutons », des mollets comme mes cuisses et des cuisses comme…mes deux cuisses, avec des roues lenticulaires (!!!!), tout a droite, à bloc dans la descente, qui portent des dossards V1. Merde !!!, il faut que je m’accroche. Je fais donc la descente à fond, limite risquée, avec des pointes à 78 km/h pour ne pas me faire trop distancer. En bas ils sont à 500 m devant environ. Pendant 15-20 km c’est du plat ou du léger faux plat montant mais avec vent dans le dos. Pas le genre de terrain qui m’avantage par rapport à ces envoyeurs de gros. Mais je ne panique pas, je me dis qu’on se retrouvera sur la course à pieds. Je roule à ma main, entre 35 et 45 km/h selon le profile. Nico Verdes me double en moto en prenant quelques photos. Au kilomètre 140, virage à droite et là c’est 5 km de faux plat montant avec une route au revêtement complètement pourri et fort vent de face. Le public est nombreux et les encouragements fusent. Ils savent où le parcours est difficile. Attention aux crevaisons, même si on ne peut pas y faire grand-chose. C’est de nouveau le petit plateau et là je retrouve deux de mes « roues lenticulaires » dans le dur. Je sors de cette zone sans encombre. La fatigue augmente et je sens que j’ai moins de force dans les cuisses

 

Dernier ravitaillement au km 160 puis c’est le retour vers Puerto Del Carmen, en restant vigilant car il y a quelques descentes rapides qui peuvent être dangereuses en fin de parcours (j’ai vu un gars dans les décors !!!). Enfin, c’est l’arrivée. 5h30 de vélo. Je suis content de mon vélo même si je sais que rien n’est fait car il reste le marathon. Je descends de vélo, je cours avec  jusqu’à une bénévole qui va le gérer et je pars chercher mon sac « RUN ». Je fonce à la tente de changement, j’enlève mon casque, mets mes tennis, prends ma ceinture dossards avec mes gels, casquette, lunette et c’est parti. Le soleil tape et il fait chaud. Il faudra gérer çà en plus. T2 environ 5-6 minutes (c’est mieux). Je sais que les « V1 lenticulaires » sont juste derrière mais je ne sais pas ou j’en suis globalement au niveau des places (je le saurais plus tard, je suis 8eme V1 à ce moment là).

Le départ de la course à pied n’est pas facile. Déjà mentalement c’est un moment clé car je suis déjà fatigué et j’ai une course mythique à réaliser : un marathon. Il faut savoir que çà va être long et difficile, ennuyeux parfois, surtout sur un parcours à base d’aller retour. Physiquement ensuite, le départ est toujours délicat. Il faut remettre la machine en route et les jambes sont lourdes. Il me faut souvent quelques kilomètres pour « rentrer » dans la course. Enfin d’un point de vue énergétique, il faut gérer les ravitaillements avec un estomac qui ne fonctionne pas bien en plein effort et sous la chaleur. Le marathon, à Lanzarote, est constitué de quatre aller/retour de 10,500 km  le long de la côte. C’est assez monotone mais en contre partie, il y a plein de gens pour vous encourager et vous soutenir. Et le public répond présent tout au long du marathon, c’est génial. Le parcours est assez plat mais quelques faux plats cassent un peu le rythme. Des faux plats insignifiants quand on fait un footing de 10 bornes sec, mais qui deviennent des montagnes après 6h30 de course.

 

Je pars sur un rythme assez élevé, les jambes répondant bien. Les ravitaillements sont disposés de façon équilibrée sur la boucle et je n’en rate aucun. Eau, Coca, boisson énergétique, Gels, banane…Il y a le choix. En plus les bénévoles proposent des éponges avec de l’eau fraiche. Ma stratégie est simple. Je prends trois éponges que je change à chaque ravito. Deux coincées au niveau des épaules sous le singlet et une coincée par le shorty sur les lombaires. Un ravitaillement sur deux c’est coca, sinon c’est de l’eau et je prends un gel toutes les 30 minutes. Au premier demi tour j’essaie de compter le nombre de V1 qui sont devant moi. Nous ne sommes pas encore trop nombreux sur le parcours à pied et c’est plus facile. J’en dénombre environ 7 mais ce n’est pas sur à 100%. Les 5, 6, 7 ne sont pas trop loin. Par contre les 9, 10, 11 ne sont pas loin derrière non plus : çà va être chaud. Je double rapidement mon copain Stéphane (V1) qui est dans le dur (Il abandonnera plus tard) puis au début du deuxième tour je double le dernier « grosses cuisses ». Malheureusement, je me fais doubler par un vétéran qui semble bien frais. Pas de panique, surtout ne pas sauter de ravito et gérer. J’accélère dans les faux plats descendants et j’essaie de me concentrer sur ma foulée dans les montées. C’est dur, il fait chaud. Dans la tête je suis solide pour l’instant. Je me prends à rêver de la Qualif qui est à portée, çà occupe l’esprit et çà m’oblige à être vigilant. A chaque aller et retour je suis encouragé par Pierre et Joël, les deux supers G.O. de Triathlon Performance. Tout d’un coup je suis dépassé par une fusée qui est en V1. Impossible de le suivre (il terminera deuxième V1 en ayant posé le vélo 21eme V1). Heureusement je finis le deuxième tour en doublant en autre V1 qui craque complètement. A chaque début de tour la foule en délire vous acclame et vous relance. Encore un semi à courir.  Mentalement le troisième tour est le plus difficile pour moi. Je le trouve interminable. Je double Marc et Stéphane qui commence juste leur marathon. Leur vélo s’est bien passé même si Lionel a trouvé le vélo très difficile au alentour du 100 km (Mirador de Haria). Il ne manquerait plus que çà qu’un IRONMAN soit facile. Je m’accroche dans les « bosses ». J’essaie de conserver mon allure même si je vois que j’ai baissé. Mais je m’efforce de ne pas avoir une allure de footing mais de courir vraiment. J’allonge légèrement la foulée quand je le peux, je m’hydrate bien, je me rafraichis bien avec les éponges. Tout d’un coup je vois le gars qui m’a doublé dans le deuxième tour. Il est cuit (encore plus que moi). Je le passe en lui donnant une petite tape d’encouragement dans le dos mais je le laisse sur place. J’ai mal aux cuisses et aux hanches mais la douleur n’est qu’une information, n’est ce pas. Enfin, l’information, je l’ai en direct et sans discontinuer et je suis même tenté de marcher. Mais je me dis que je ne me suis pas payé ces heures d'entrainement pour lâcher à un tour de l’arrivée.  J’enfile le dernier chouchou, le orange, celui du dernier tour. Je regarde alors ma montre pour la première fois du marathon : 9h10 de course. Super, çà veut dire que même si je fais du 10,5 à l’heure, j’aurais fais un meilleurs temps que prévu (je comptais sur 10h15-10h30). Cette information me donne le moral et j’essaie  d’être le plus efficace possible avec le peu de force qui me reste. Je suis à la limite des crampes sur les quadriceps mais au dernier demi -tour, je vois que pour la qualif c’est presque bon. Je suis 5 ou 6 mais derrière il y a 3-4 minutes. Il ne faut pas que je craque mais je peux gérer un peu. Je me fais juste passer comme une flèche par la première féminine, à 1 km de l’arrivée, au dernier ravito.

Enfin, après les interminables faux plats de la fin de la boucle, je vois la ligne libératrice. Je sprint sur les 100 derniers mètre et je franchis la ligne radieux. Epuisé mais radieux, avec la quasi certitude d’avoir la qualif (tant que je n’avais pas le papier dans la main, je n’étais pas sur) et très heureux de mon chrono. Accueilli par Nico Verdes, le reste n’est que banalité : ravito, massage, douche , sieste, bière….le tout sur un petit nuage.

ALOHA !!!

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