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2000 - Diagonale des fous - GRR

14 Oct 2000

Un de mes premiers récits de course. Pas très fournit 

 

Vendredi 27 octobre 2000, 3H55, Ile de la Réunion.
Bernard Gautier, Arnaud Constans et Bruno Guimont, 3 membres de Corlay Sport Nature, armés de leur sac à dos et de leur lampe frontale, s'apprêtent à concrétiser trois mois d'entraînement. Le départ de la course de montagne la plus dure du monde va être donné : Une traversée à pieds de l'île de la Réunion de 125 Km, agrémentée de 8000 m de dénivelé positif, le tout dans la limite horaire de 60H.

A 4H00 les 2200 concurrents de la " Diagonale des fous " sont libérés du stade de Langevin (alt. 70 m) pour une mise en jambe de 10 Km, en côtes et à travers les champs de cannes à sucre. Passé le premier ravitaillement (alt. 700 m), le jour se lève et les choses sérieuses commencent. Il faut attaquer la montée vers le volcan (alt. 2200 m) en empruntant les chemins très escarpés du GR1.

L'arrivée au volcan se fait 4 heures plus tard et le ravitaillement est le bien venu. Juste le temps de prendre cinq minutes pour se restaurer (une bonne soupe et un casse croûte !), remplir les gourdes, faire quelques étirements et il faut repartir.

Il faut maintenant traverser les paysages lunaires de la plaine des sables par un chemin qui longe un précipice de 150 m. Les reliefs et les décors sont fabuleux et, malgré la difficulté de l'épreuve, tout le monde apprécie ce moment. Cette partie est relativement plate, permettant de trottiner jusqu'à " Mare à boue " au kilomètre 45. Le paysage change passant des champs de lave aux prairies de la " plaine des Cafres ". Les vaches regardent les concurrents courir, habituées à cette transhumance annuelle.

12H00, arrivée à " mare à boue ". Le ravitaillement est conséquent. Pâtes, Poulet grillé et soupe permettent de récupérer avant d'attaquer la terrible montée du " coteau de Kerveguen ". Cette grimpette met le moral à rude épreuve mais le ravitaillement de kerveguen (alt. 2400 m) donne le départ d'une vertigineuse descente vers Cilaos (1000 m de dénivelé), situé à mi-course.

L'arrivée à Cilaos vers 16H00 permet de trouver des affaires sèches, de se restaurer voire pour certain, de prendre une heure ou deux de repos. La moitié est déjà faite mais les organismes sont déjà éprouvés après 71 km de course et 4000 m de dénivelé positif. Pourtant le plus dur reste à faire et il vers 17h30 il faut repartir pour attaquer le col du Taïbit. La nuit et le froid commencent à se faire sentir.

Le Passage du Taïbit se fait en douceur pour arriver à Marla ou les volontaires du ravitaillement ont fait un grand feu pour réchauffer les concurrents. Certains s'enroulent dans leur couverture de survie pour prendre un peu de repos. D'autres repartent de suite pour arriver à GRAND ILET le plus rapidement possible. La descente vers la plaine des Tamarins est interminable. Il faut franchir plusieurs gués à la lueur des frontales. Les chemins sont glissants et escarpés du coté de la Rivière des fleurs jaunes. Les jambes et les pieds souffrent beaucoup. Les feux des ravitaillements réchauffent les corps et les esprits dans la nuit noire. La vision de Grand Ilet , vers 05H00 du matin, redonne du baume au cœur. Voilà plus de 24 Heures que le départ a été donné et les organismes sont fatigués. Il est temps de prendre un bon repas et un peu de repos avant de franchir la dernière très grosse difficulté : la " roche écrite ".

Cette paroi de 1000 mètres , verticale et éclairée par le soleil levant, occulte la vue par son gigantisme. Vers 8h00 l'ascension commence , comme un escalier dont on monterait les marches 4 par 4 pendant 1h30. L'arrivée au sommet (alt. 2200 m) est une délivrance. Les jambes font mal mais les premiers 100 Km sont franchis. Pourtant ce n'est pas fini pour autant. Les 25 derniers kilomètres sont une succession de petites montagnes et la ligne d'arrivée est encore loin. Enfin, vers 16H, après la descente de Colorado, le stade de La Redoute est en vue. Un dernier tour de stade et c'est la délivrance. Tout le monde a le sourire en franchissant la ligne d'arrivée au bout de 36H45 d'efforts, heureux de faire parti des 1500 concurrents qui auront ce privilège. Comme il est inscrit sur le tee-shirt offert par l'organisation : " ils ont survécu ".

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